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Trodat et le WWF®

Trodat und WWF

 

Depuis juillet 2010, Trodat est partenaire coopérateur officiel du WWF® Autriche. Un expert très distingué et reconnu nous accompagne ainsi sur le chemin de la neutralité climatique.

 

Lisez à ce sujet l’entretien du Dr. Hildegard Aichberger, présidente de WWF® Autriche, avec Markus Würcher, P.D.G. de Trodat GmbH.

 

Interview mit Fr.Aichberger vom WWF Österreich

M.Würcher :  Mme Aichberger, quelles évolutions voyez-vous dans le domaine de l’empreinte carbone et de la neutralité climatique d’un point de vue économique?

 

H.Aichberger : Le changement climatique représente un défi unique pour les entreprises. Les coûts du changement climatique sont très conséquents sur le plan économique. C’est pourquoi les décisions des entreprises qui visent à réduire le CO2 sont importantes, de même qu’elles représentent une immense chance pour celles qui seront les premières à la saisir.

 

 

 

 

M.Würcher :  Pourquoi se préoccupe-t-on tant du CO2 ?

H.Aichberger : Lors du sommet de Copenhague sur le climat, il a été décidé que le réchauffement climatique global de 2 degrés Celsius devait être réduit au-dessus du niveau du début de l’industrialisation. Pour atteindre cet objectif, il faut viser une économie sans CO2 d’ici 2050. Nous devons nous affranchir des énergies fossiles et pour cela les entreprises doivent agir en ce sens. C’est pourquoi les pionniers dans ce domaine doivent être particulièrement mis en valeur.

Le chemin de la neutralité climatique nous importe particulièrement. Dans la gestion des émissions de CO2, il faudrait toujours que la démarche suivante soit mis en œuvre : En premier lieu éviter les émissions, les réduire ensuite en réfléchissant à tous les leviers possibles, et seulement en dernière option compenser les émissions inévitables. Etant donné qu’aucun procédé de production ne peut se faire sans consommation d’énergie, il faut donc compenser les émissions de CO2 restantes par des mesures qui « déchargent » l’environnement.

 

 

M.Würcher :  Vous parlez de compensation climatique. La gestion des émissions est parfois associée au « rachat de ses fautes » et au « commerce des indulgences ». Qu’en pensez-vous ?

H.Aichberger : L’idée fondamentale de la compensation, est de compenser le rejet d’une certaine quantité de gaz à effet de serre qui ne peut être évitée par des mesures de protection de l’environnement. Et j’insiste sur « qui ne peut être évitée ». Comme je l’ai déjà indiqué, il est indispensable que tous les potentiels d’évitement du CO2 soient d’abord totalement épuisés et qu’alors seulement ce qui reste soit compensé.

Si nous pensons jusqu’en 2050, nous devons alors dès maintenant modifier nos procédés étape par étape pour parvenir à l’objectif d’une économie « zéro CO2 ». D’ici là, nous devons exploiter tous les potentiels. Cela signifie également que « l’hémisphère nord » doit soutenir « l’hémisphère sud » par un transfert de technologie.

 

M.Würcher : Pouvez-vous nous donner un exemple ?

H.Aichberger : Si l’on part de leurs objectifs de réduction, les pays industrialisés transposent leurs réglementations légales. C’est pourquoi par exemple une entreprise industrielle européenne doit quoiqu’il en soit investir dans une installation de filtrage et elle ne peut donc en aucun cas faire valoir ce projet dans le cadre des échanges de quotas d’émissions de CO2.

C’est pourquoi le WWF soutient uniquement ce que l’on appelle les « projets Gold Standard » dans « l’hémisphère sud ». Ceux-ci doivent respecter des règles strictes et garantissent que la protection de l’environnement est au premier plan. Seuls sont encouragés les projets qui ne seraient pas réalisés autrement.

 

 

Markus Würcher, Managing Director bei Trodat GmbHM.Würcher :  Trodat se préoccupe depuis de nombreuses années déjà de l’environnement. Depuis trois ans environ, nous constatons une forte demande en « produits verts ». Comme pour le « Bio », est-ce qu’il est devenu difficile pour le consommateur de s’y retrouver dans la jungle des étiquettes environnementales, des taux de recyclage et des produits « peints en vert ». Notre décision de réduire au maximum les émissions de CO2 est-elle la bonne pour notre secteur ?

 

H.Aichberger : Oui, de toute évidence. En ce qui concerne l’environnement et le CO2, il y a un large consensus. Bien sûr la biodiversité et l’exploitation des ressources sont aussi importantes et ne doivent pas être oubliées. Mais on en revient toujours au cœur de métier. Etant donné que chez Trodat, l’emploi de matériaux et la consommation d’énergie sont des éléments importants, l’approche CO2 est certainement la bonne.
 


M.Würcher :  Nous sommes totalement convaincus qu’il faut viser la réduction du CO2 et la neutralité climatique. Notre engagement envers l’environnement est démontré par le fait que nous proposons des produits « Eco-responsable de série». Nous constatons la présence sur le marché de beaucoup de produits « éco-blanchis » qui sont par exemple uniquement de couleur verte ou encore seules des gammes secondaires sont proposées en produits verts. Nous avons décidé que notre cœur d’activité doit être vraiment vert. Les nouveaux produits sont incroyablement petits, étonnamment légers et fabriqués jusqu’à 65 %* en plastique recyclé. Ainsi, ils épargnent des ressources précieuses et réduisent leur empreinte écologique. Les émissions de CO2 inévitables sont compensées par des projets de protection de l’environnement Gold Standard. La neutralité climatique s’applique à la monture. Qu’en pensez-vous ?

 

H.Aichberger : La « protection de l’environnement » est à la mode sur le marché et tous veulent prendre le train en marche. Chez Trodat, on voit comment la responsabilité sociale d’entreprise fonctionne : Trodat tire toutes les ficelles et relie ses activités à la chaîne de création de valeur dans sa totalité.

Trodat établit ainsi de nouveaux jalons par le fait que d’abord vous réduisiez les émissions de CO2 et que seulement à la toute dernière étape vous compensiez les émissions de CO2 inévitables. De plus vous le faites en toute responsabilité puisque vous n’investissez que dans des projets Gold Standard recommandés par le WWF. On voit que Trodat s’intéresse fortement au soutien du développement durable. Le coût financier du Gold Standard est effectivement supérieur à des investissements dans d’autres projets. Le fait d’accepter de supporter cette dépense supplémentaire démontre que Trodat agit par conviction.

 

M.Würcher : Avec son Printy Original 4.0, Trodat met maintenant sur le marché son produit principal qui est climatiquement neutre:  Il résulte de sa construction et de l’utilisation de matériaux de manière cohérente une économie de CO2 de jusqu’à 49%* en comparaison du modèle prédécesseur. Que pensez vous de cet ordre de grandeur ?

 

H.Aichberger : Trodat semble avoir réussi ici une prouesse technique. Ce développement correspond au principe du WWF en matière d’utilisation des matières premières et d’émissions : d’abord éviter, puis réduire et enfin ne compenser qu’en dernier lieu.  Et le gain très conséquent de CO2 par rapport aux produits précédents est un résultat qui mérite beaucoup de respect. Surtout, Trodat n’a pas développé une ligne de produits propre pour cela mais a déplacé la neutralité climatique sur son produit principal. Je vois que les calculs de réduction de l’empreinte écologique ont été effectués par Climate Partner. C’est une bonne chose que Trodat ait fait appel à un partenaire indépendant qui soit tierce partie.

 

 

M.Würcher :  Nous avons hâte de voir comment les autres fabricants de tampons vont réagir.

 

H.Aichberger : il serait souhaitable que le secteur emboîte le pas. Nous sommes tous concernés par la protection de l’environnement. Pour parvenir à l’objectif d’économie sans CO2, toutes les entreprises doivent apporter leur contribution.

 

M.Würcher :  Pour la première fois de son histoire, Trodat se réjouit de pouvoir dire : s’il vous plait, copiez-nous. C’est le multiplicateur que nous voulons aussi offrir au WWF en tant que leader du marché.

 

H.Aichberger : Il ne reste plus qu’à espérer que le secteur vous imite.

 

M.Würcher : Mme Aichberger, je vous remercie vivement pour cet entretien.


 

*) Noir ECO et Gris ECO. Pourcentage inférieur pour les autres coloris.